Le jour d’après… Et si les collectivités faisaient de l’entrepreneuriat une priorité ?

Publié le 23 juin 2026


Après les élections municipales de mars 2026, les nouvelles équipes de décideurs sont désormais en place pour porter leurs projets. Mais le soutien à l’entrepreneuriat fait-il réellement partie de leurs priorités ?

Une conviction fondatrice : l’initiative locale comme moteur du développement

Depuis sa création en 1980, BGE ADIL, portée par son acronyme (ADIL pour Agence pour le Développement de l’Initiative Locale), s’est développée avec l’idée que la création d’entreprise endogène serait la cause vertueuse d’un développement du tissu économique et social local. Dès sa création, l’action d’accompagnement des entreprenants par BGE ADIL est intimement liée à l’appui à l’initiative locale avec l’engagement des collectivités locales.

Cette approche volontariste rejoint celle des collectivités locales qui ont fait le pari de soutenir l’initiative économique locale à travers l’entrepreneuriat, en le considérant comme un service « d’intérêt public ».

Un développement économique ancré dans les habitants et les territoires

BGE ADIL intervient au service des politiques publiques locales avec une conviction forte : le développement économique le plus ancré localement est souvent celui qui naît des habitants eux-mêmes.

Cette création endogène, portée par les femmes et les hommes du territoire, génère une activité moins délocalisable, favorise l’emploi local et contribue à renforcer la cohésion sociale.

Depuis 45 ans et nos premiers partenariats, de nombreuses collectivités ont mis en place des programmes d’appui à l’entrepreneuriat car elles ont compris la valeur ajoutée et l’impact de ce soutien.

Pour se souvenir, et à titre d’exemple, dans les années 1990, BGE ADIL a impulsé le soutien à l’entrepreneuriat au sein des Maisons du Développement Economique et de l’Emploi de la Ville de Paris, auprès de milliers d’entrepreneurs..

Dans les années 2000, BGE ADIL met en place un service pour entreprendre en lien avec la création d’un contrat de ville avec la Ville de Champigny-sur-Marne, etc.

Depuis la loi NOTRe, dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires et le renouvellement des équipes, certains établissements publics territoriaux ont réorienté leur position sur ce sujet, estimant que d’autres dispositifs pourraient prendre le relais.

La nécessaire complémentarité entre dispositifs régionaux et actions locales

Dans un paysage où les dispositifs d’accompagnement peuvent sembler nombreux, la réalité est autre : la plupart ne répondent pas, à eux seuls, à l’ensemble des besoins liés à l’entrepreneuriat.

Dans un paysage où les opérateurs d’accompagnement peuvent sembler nombreux, la réalité est autre : la plupart ne répondent pas pleinement aux besoins des entrepreneurs.

Certes, la Région Île-de-France a su démultiplier ses actions d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, de nombreuses actions locales restent à mener, en complémentarité, afin de renforcer l’efficience de cet accompagnement.

C’est notamment toujours le cas en 2026, à titre d’exemple, de nos partenaires Grand-Orly Seine Bièvre et Grand Paris Sud Est Avenir qui ont su mesurer la valeur ajoutée et l’impact concret du maintien d’un tel appui de proximité, et ou BGE ADIL s’inscrit pleinement dans leur offre territoriale de soutien à l’entrepreneuriat. Un appui local à découvrir ici, sur notre site.

Ainsi, dans l’année 2025, sur le Grand Orly Seine Bièvres, ce partenariat a permis d’accompagner plus de 500 entrepreneurs, avec à la clé plus de 100 créations effectives d’entreprises, dont plus de 60 % portées par des femmes.

De même, sur le territoire de Grand Paris Sud Est Avenir, grâce au soutien territorial, BGE ADIL a accompagné près de 250 entrepreneurs et contribué à plus de 50 créations d’entreprises, dont là encore plus de 60 % portées par des femmes.

Un levier pour l’implantation locale et le développement économique

Grâce à l’appui de leurs collectivités locales, les résidents de ces territoires ont deux à trois fois plus de chances d’accéder aux dispositifs de droit commun de la Région ou de l’État, dont les places sont limitées.

Mieux informés, mieux sensibilisés et mieux orientés, ils sont prescrits vers les dispositifs auxquels ils sont réellement éligibles.

Le flux annuel de BGE ADIL de plus de 5 000 entrepreneurs accompagnés sur le Grand Paris permet de valoriser, entre autres, l’offre locative de bureaux disponible sur les territoires partenaires et de faciliter ainsi des implantations locales et les autres offres locales à disposition des entrepreneurs.

Ces éléments montrent que l’accompagnement apporté par BGE ADIL constitue un levier stratégique pour le territoire.

Il sécurise les projets, favorise des créations d’activité durables et génératrices d’emplois, renforce les compétences entrepreneuriales et contribue à consolider le tissu économique local.

La proximité comme condition d’efficacité

Ces chiffres disent également quelque chose d’essentiel : l’accompagnement fonctionne mieux lorsqu’il est visible, accessible, régulier et relié aux lieux de vie des habitants.

La proximité, la capacité à aller vers les publics prioritaires ou à les faire venir, l’articulation entre les dispositifs de droit commun et les réponses locales, ainsi que l’expertise des conseillers permettent d’accompagner les projets de bout en bout : de l’idée initiale à la création, puis de la consolidation au développement.

Sur les territoires partenaires, notre partenariat permet de déployer une offre de proximité structurée, qui constitue un point d’accès essentiel pour les habitants.

Ainsi, les résidents des collectivités engagées dans le soutien à l’initiative locale savent qu’ils peuvent entreprendre, pousser la porte de BGE ADIL grâce à l’appui de leur collectivité, et rencontrer un professionnel de l’accompagnement à la création d’entreprise pour avancer concrètement sur leur idée ou leur projet.

Les enseignements du terrain : des entrepreneurs souvent insuffisamment préparés

Dans les territoires, la création d’entreprise ne se résume pas à une envie d’entreprendre. Elle suppose un accompagnement de proximité, une connaissance fine des publics, une capacité à sécuriser les parcours et à transformer une initiative individuelle en activité durable. C’est précisément sur ce terrain que BGE ADIL inscrit son action depuis plus de quarante-cinq ans, à Paris, dans le Val-de-Marne et, plus largement, dans le Grand Paris.

Notre expérience de terrain nourrit également une analyse spécifique, dont nous pouvons extraire plusieurs enseignements.

La très grande majorité des dirigeants d’entreprises nouvellement créées sont confrontés à de nombreuses difficultés liées à la vie de leur entreprise, sans y avoir été préparés en amont.

La posture la plus répandue chez les nouveaux entrants sur un marché consiste à vouloir se différencier par des prix plus faibles que ceux de la concurrence.

Ce positionnement leur semble pertinent, alors même qu’ils ne connaissent pas toujours leur coût de revient. Il conduit, le plus souvent, à des entreprises non rentables.

Des dirigeants fragilisés dans leur revenu et leurs obligations

Cette situation se traduit, dans la majorité des cas, par l’impossibilité de franchir l’étape du premier développement et de créer les emplois qui pourraient y être associés.

Dans près de 40 % des cas, une cessation d’activité intervient avant cinq ans. Mal préparés, ces projets obligent trop souvent le dirigeant, dans son nouveau statut, à réduire son revenu, souvent même en dessous des minima sociaux.

Plus encore, les contraintes de survie économique et les difficultés à trouver un modèle viable ne permettent pas toujours à l’entrepreneur d’identifier, ni de prendre correctement en compte, les règles et obligations fiscales, sociales, les exigences environnementales et les autres obligations liées à son activité.

Un effet discret mais majeur : l‘appauvrissement du tissu économique local

Au-delà de l’échec prévisible de nombreuses entreprises nouvellement créées, un autre effet, plus discret mais encore plus impactant, doit être pleinement mesuré : la déstabilisation des très petites entreprises déjà en activité.

Souvent, déjà fragilisées par des contextes récessifs, elles perdent une partie de leur clientèle, attirée par des prix artificiellement tirés vers le bas par les nouvelles structures lancées sans préparation réelle, sans modèle viable et souvent sans vision durable. Déjà affaiblies, ces petites entreprises finissent à leur tour par disparaître ou, au mieux, par survivre en bloquant leur développement et les créations d’emplois potentiels induits, et en accentuant leur fragilité.

Ainsi, le tissu économique local, que nous pensions préserver du «moins-disant social » venu de l’extérieur, subit désormais un « moins-disant social » intérieur, tout aussi destructeur pour l’emploi, l’activité et la cohésion locale.

Le facteur rare dans la création d’entreprise n’est pas l’envie d’entreprendre.

Il réside dans le nombre d’entrepreneurs suffisamment préparés pour anticiper et surmonter les contraintes propres à l’entrepreneuriat, sans détruire le tissu économique existant.

C’est précisément le sens de notre action au sein des territoires partenaires.

Faire de l’accompagnement entrepreneurial un levier durable de développement local

La valeur ajoutée de BGE ADIL tient à cette capacité à conjuguer complémentarité d’accompagnement, proximité territoriale, ingénierie de parcours et exigence économique.

Pour les collectivités, soutenir un acteur structurant de ce type, c’est investir dans une action lisible, opérationnelle et directement alignée avec les priorités locales : emploi, insertion, développement économique, revitalisation des quartiers et égalité des chances.

L’expérience acquise, la confiance construite et la connaissance des territoires constituent un socle solide pour relancer, consolider ou amplifier les collaborations.

Dans une période où les politiques publiques cherchent à produire des effets concrets, mesurables et proches des habitants, BGE ADIL porte une promesse simple : faire de l’accompagnement entrepreneurial un levier durable de développement local.

Découvrez des illustration des résultats des partenariats établis avec les collectivités …. ces 30 dernier jours.

Des exemples de partenariats qui peuvent se faire avec l’appui des collectivités … dans les prochains jour ?

Ou encore des réussites entrepreneuriales grâce au soutien des collectivités …

Une soirée sous le signe de l’engagement entrepreneurial


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